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  • jeanlouis

Le numérique va tuer la peinture!


Doit-on opposer les arts plastiques et le numérique ?

Les représentations artistiques jusqu’à l’invention de la photo (1821) étaient produites par des techniques qui avaient évoluées très lentement à travers les siècles. Sommes toutes il y a assez peu de différences technologiques entre les peintres de l’art pariétal et Léonard de Vinci. La technique picturale demandait une grande culture, une observation de la nature, du corps humain, l’élaboration de pigments et les méthodes d’applications de ces pigments pour en assurer leur conservation donc la pérennité de l’image.

Le résultat une image fidèle ou flatteuse, païenne ou mystique d’un sujet adoré ou client.

Pour les peintres le premier choc culturel c’est l’apparition de la photo (1821). Que vais-je pouvoir faire pour me différencier ? William Turner contemporain de la naissance de la photo s’était rassuré sur son avenir de peintre : la photo était monochrome. Mais il pressentait le grand avenir de cette technologie. Pour sa part sa recherche sur la lumière l’éloignait déjà de l’académisme il était le précurseur de l’impressionnisme.

Le deuxième choc ? Le tube de couleur (1846). Libérée des pigments des huiles et siccatifs à consommer dès leurs fabrications la peinture, dans son petit tube en étain, est partie accompagnant son peintre pour capter les couleurs de la nature, les ambiances de la ville, les scènes de la vie. Les grands maîtres de l’impressionnisme s’en sont donnés à cœur joie. Ce fut aussi l’occasion d’une première démocratisation des arts plastiques. Point nécessaire de connaître les mystères de la fabrication des couleurs pour utiliser de la peinture et barbouiller sa toile.

Le troisième choc ? Le numérique à l’assaut de la création. Tout est possible. En phase préparatoire, en interprétation d’images ou en montage. L’ordinateur et ses algorithmes sont à la disposition de l’artiste pour l’aider à concevoir une œuvre purement numérique qui pourra être visualisée sur écran, imprimée, ou interprétée, au pinceau, sur une toile. L’ordinateur permet la multiplication fidèle : le tirage pigmentaire.

La perception du spectateur ? Une toile au vernis jaunis, une toile restaurée, une toile exécutée avec des pigments modernes plus stables dans le temps, un tirage pigmentaire d’une œuvre virtuelle, un graphe sur un mur. Autant de références culturelles, autant d’interprétation des couleurs. Mais l’émotion restera intemporelle et l’émotion est crée par l’artiste. Le numérique n’est qu’un vecteur supplémentaire de la création artistique.


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Jean- Louis Vasseur

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